الأربعاء. نوفمبر 25th, 2020

Par Pr Abdelatif FEKKAK (PES)
Directeur de recherche des thèses de Doctorats au Groupe de l’ISCAE
Vice-Président du ThinkTank l’IMRI (Institut Marocainees Relations Internationales)

5/ Posent plus d’objectivité incertaine scientifique sur ‘les risques d’imposition ou d’exposition que de subjectivité certaine des Etats despotiques à l’heure orientale ou des Etats-voyous qui marchent au ‘’diésel’’ pour se réformer pour le partage du pouvoir et de l’économie.

2/ La défense et la sécurité dans les sociétés à risque du monde arabe : qui, sous les feux des projeteurs de la scène mondiale, tombe à point nommé pour lancer le débat de société sur la notion ‘’de risques qui fait fortune aujourd’hui dans la sociologie. Le concept est utilisé pour désigner des phénomènes aussi disparates que les risques politiques, que les risques religieux, que les catastrophes nucléaires (Tchernobyl en Russie et Fukushima au Japon), que la maitrise de la technologie des bombes atomiques (Iran, Israël et Corée du Nord), que les risques de la vache folle, que les risques de la pauvreté et de l’ignorance, que sur les risques du Sida par le tourisme sexuel, que les risques de l’immigration, les risques des coups d’Etat etc..

Le choix du thème qui, est d’une actualité brulante de cette Rencontre internationale à organisée par le CIESSM sur ‘’ Les changements géostratégiques et les conflits entre les blocs d’influence au niveau de l’Afrique du Nord’’, est quelque peu provocateur, nécessite à la fois la mise en place d’une réflexion globale et des actions stratégiques, voire pédagogiques pour faire participer la société. La société n’est pas une affaire de la société Politique au service de l’Etat, mais elle est affaire toutes la société civile A ce titre, le thème que l’on va développer, s’intitule ‘’La Mondialisation et les nouvelles Sociétés à haut risque théo-politiques à la lumière du terrorisme.
La mutation des débats de sociétés sur l’évolution des formes du terrorismeà géométrie variable réponde à des mutations des choix politiques des types de société à risque théologique et à risque politique (dit aujourd’hui avec un raccourci (Théo-politique).Le terrorisme, il faut d’abord le comprendre pour le préveniret anticiper ses actions suicidaires. Quels sont les causes et les effets de la trajectoire historique du terrorisme, sur sa progression et sa prévention du terrorisme, tant locale que régionale ? Le bilan international sur le terrorisme après25 ans de ni paix, ni guerre peut se faire à travers les rencontres internationales .
Cette situation est le résultat, comme le disait feu le Pr Raymond ARON (qui fut entre autre le Directeur de Doctorat en Sociologie Politique et relations internationales), ( je cite)’’ Les sociétés modernes sont névrosées et elle ne savent pas ce qu’elles veulent, lorsque l’on a la paix, on prépare les guerre en achetant les arsenaux militaires lourdes pour faire peur l’adversaire éventuelle, et lorsque la guerre est déclarée, on comme à chercher la paix et la stabilité politique des régions ou des Etats’’. (fincit) ? Nous vivons dans une paix de terreur ; parce que comme le disait Bismak, repris par Napoléon’’ c’est avec la géographie, que l’on fait l’histoire et la politiquer d’un pays’’.
1/ Les nouvelles sociétés à risque (théo-politiques ou théologico-politique):

1/Posent plus de questions sur la prévention du terrorisme et des risques politiques d’implosion ou d’explosion à motif religieux que de réponses sur la socio-criminologie,
2/ Posent la problématique de la lutte contre anti-terrorisme que de réponses sur la stabilité des sociétés menacées par la théorie de dominos à l’instar des Pays de l’Est qui sont devenus l’Est de l’Europe ou des pays du printemps arabe,
3/ Posent plus d’hypothèses sur la mise en place des démocraties pluralistes que de résultats sur les réformettes d’Etat et de la société, avec la mise en place des politiques sociales.
4/ Posent plus que d’impression sur la stabilité politique des pays Arabo-musulmans que de certitudes sur ‘’le risque zéro’’ du terrorisme sur fond religieux,

3/ Cette rencontre internationale a pour but fondamental de se poser la question : comment protéger les sociétés contre le terrorisme aveugle ? : Car les sociétés à haut risque théo-politique dans le Maghreb dont les actions terroristes sont non seulement de plus en plus spectaculaires et violents, mais aussi créent une Révolution dans les Affaires Militaires que l’on appelle désormais en terme d’acronyme la (RAM), révolutionnent la logique des guerres conventionnelles dans la défense nationale des militaires. C’est aussi une Révolution dans les Affaires du Terrorisme (acronyme RAT)

Ces deux expressions désignent une transformation radicale de la nature de la guerre, conséquence des percées technologiques en terme de cyber terrorisme qui, associées à des changements profonds de la doctrine militaire et des concepts organisationnels, modifient la culture de l’organisation modifient fondamentalement le caractère et la conduite des opérations militaires. Ces percées technologiques militaires ne constituent pas en soi une RAM et RAT, mais Les cyber attaques terroristes peuvent théoriquement mettre hors de combat une armée qui fonde majoritairement ses opérations sur des systèmes issus de technologies numériques. En effet, pour qu’il y ait «Révolution», il faut que les nouvelles technologies conduisent à un changement profond de la doctrine et de l’organisation, ou qu’elles y trouvent dans leur effet.

4/ Thème d’actualité à point nommée sur la sécurité et la protection des sociétés à risque : car La mutation politique de la société à lumière du printemps arabe répond à la mutation du monde arabo-islamique qui a compris que la mondialisation sonne le glas des Etats-nations dépassés.

La mondialisation casse tout, détruit tout, rien ne lui est sacré. Elle n’a pas de principe fondateur. La mondialisation n’a pas de sans frontière idéologique, pas de sans frontière économique, pas de sans frontière culturelle, pas de sans frontière cyber-attaque terrorisme, pas de sans frontière d’images télévisuelles etc. La mondialisation au niveau social va inexorablement vers la démocratie pluraliste laïque pour éviter les actions collectives du terrorisme international à connotation religieuses à motif islamique :

1/ La fin des sociétés à économie de rentes au profit des sociétés de compétitivité économique
2/ La fin des sociétés à rentes de situations politiques au profit de la méritocratie
3/ La fin des sociétés à rentes de situations religieuses au profit de la laïcité des Etats modernes
4/ La fin des Etats de l’Afrique du Nord sans taille critique au profit du Maghreb Uni (UMA)
5/ La fin des Partis Politiques conservateurs religieux au profit des Partis modernes
6/ La fin de ‘’la démocratie sans peuple’’ au profit de la démocratie pluraliste
7/ La fin des Partis Politiques voyous au profit des Partis visionnaires.

La problématique du devenir historique du monde Arabo-islamique est :

Comment passer d’une société de passe-droit à un Etat de droit ? :
Comment passer d’une société de népotisme à une société de méritocratie ?
Comment passer d’une société d’exclusion économique à une société d’inclusion sociale ?
Comment passer d’une société de type ‘’perdant/ gagnant’’ à une société ‘’win/win’’ ?
Comment passer d’une société de vautours à une société avec des Partis-faucons ?
Comment passer d’une société de combine politique névrogène à une société de changement par les projets politiques ?
Comment passer d’une société sans gouvernail à une société de Bonne Gouvernance.

En définitive, comment passer d’une société de méfiance ou de combine et à une société de confiance avec la démocratie pour tous et la méritocratie pour chacun dans système etc… C’est la fin des sociétés répétitives à l’horloge biologique interne à l’heure orientale, mais un nouveau monde d’incertitude et de risque politique de l’on va étudier dans cette seconde théorie.

4/ Conférence à point nommé sur les crises politiques, les crises économiques, crises des finances publiques, crise de l’éducation, crise de la justice, de l’emploi, la pauvreté et l’ignorance qui créent des crises sociétales. Les sociétés pyramidales qui ne bougent pas, se reproduisent avec les mêmes effets et les mêmes conséquences sociales, où la ‘’lutte des classes sociales’’ se métamorphosent en une ‘’lutte des places’’ sans aucune chance pour les sans grades, les démunis, les non-diplômés, pour les chômeurs de longue durée pour, où le système éducatif n’est plus un ascenseur social.

A ce titre, la crise sociale devient salutaire et salvatrice, elle remue le coquetier des sociétés figées qui ne se métamorphosent pas par la démocratie pluraliste. Elle fait tomber les poires mures qui ne s’adaptent pas ou plus avec la mondialisation et la démocratie et elle donne une opportunité extraordinaire à la jeunesse, aux femmes, aux minorités, aux différentes potentialités par la méritocratie dans le monde arabe.

5/ Définition des causes et des effets : Comment mesurer les sociétés à risque politique et risque religieux:
1/ Par Absence de la Bonne Gouvernance et le respect des Droits de l’Homme et du citoyen dans un Etat de Droit qui relève plus de l’état de la culture démocratique que de l’état de la nature de la religion comme disait déjà Socrate en son temps, en dehors des interprétations restrictives ou extensives de la même religion, de la même géographie, de la même culture, de la même langue, de la même historique/

2/ Par Absence des valeurs de la démocratie pour tous, et la méritocratie pour tous et non pas ‘’une démocratie sans peuple’’ et folklorique.
3/ Par Absence d’Ethique politique dans le monde Arabe (aucun pays exemplaire, digne d’Ethos)
4/ Par Absence de Transparence économique
5/ Par Absence du choix du casting des Hommes d’Etat et des Hommes Politiques au profit du népotisme et le clientélisme, l’absence de choix des « oiseaux rares’’ au profit ‘’des moineaux’’, absence du choix ‘’des gosses légumes’’ au profit des ‘’navets de la politique’’, absence du choix collectif ‘’des gros poissons au profit des‘’ sardines’’, le choix du ‘’gros gibiers’’ au profit des ‘’poules mouillées’’.
6/ Par Absence de qualité de justice et d’équité, et l’absence d’ascenseur social pour les universitaires au profit des populistes.
7/ Par Absence de développement du pays avec ce que la Banque Mondiale appelle le GAR (Gestion Axée sur les Résultats) des Hommes politiques ou des technocrates de structures.
8/ Par Absence de Partis Politiques, qui ne sont pas porteurs de projet de société dans le cadre des valeurs de la démocratie pluraliste. La lutte des classes sociales s’est métamorphosée en « lutte des places politiques’’.

5/ Menace et risque des attentats par DEACH ou de l’Etat Islamique
La notion de la sociologie du risque est devenue politique, social, technologique, économique, écologique sanitaire, a son vocabulaire : majeur ou diffus, choisi ou subi, maitrisé ou pas. Les analyses du printemps arabe avec ses espoirs et ses réalités, c’est là que réside l’originalité des sociétés contemporaines du monde Arabo-musulman qui serait non seulement devenus des sociétés à ‘’risque Politique d’implosion ou d’explosion, imprévisible et imprédictible, et sans coup de semence, mais aussi la réalité médiatique continue de soulever des questions politiques, religieuses, économiques et sociales et que sais-je ??? Faut-il ajouter le stress hydrique, la sécurité alimentaires, les guerres de territoires/frontières, le problème des minorités, des ethnies, conflits militaires etc .
Dans le cadre des Relations Internationales et diplomatiques, les pays démocratiques ‘’Occidentaux’’ autant que les pays à risque politique ou théologico-politique, s’interrogent sur les ‘’risque zéro’’ des causes et conséquences des Printemps Arabe (aves ses réalités et ses espoirs), sur la prévention par les délocalisations des multinationales, sur les offshoring, sur les centres d’appel, sur l’Outsourcing, sur la délocalisations des entreprises industrielles, sur les accords du libre échange et de partenariat ou d’association, sur l’assurance des échanges extérieurs, sur la responsabilité de la mobilité de l’immigration politique ou économique.
La diplomatie économique et les lobbyings peuvent-ils fournir des solutions alternatives pour diagnostiquer les sociétés à risque politique en attente d’une explosion sociale comme les fameuses bombes à nœud explosif à retardement comme un feu d’artifice dans chaque pays du Monde Arabo-musulman ? Le risque est devenu désormais beaucoup plus qu’une menace sécuritaire des biens, des personnes et des capitaux. Il est devenu une mesure politique des actions collectives des Etats et des Sociétés.
La logique de la répartition des richesses de chaque pays s’efface devant un nouveau logiciel de la répartition des pouvoirs politiques avec de nouvelles réformes d’Etat, de nouvelles Constitutions, de nouvelles règles de la Démocratie pour tous et la méritocratie pour chacun.
Le printemps Arabe nous contraint à s’interroger continuellement sur les fondements des valeurs culturelles, sur les valeurs ajoutées des religions à la démocratie, sur le choix des politiques publiques de l’intérieur qui reflète forcement la politique publique de l’extérieur, reflète le ‘’risque politique’’ des Etats menacés par les mouvements politiques religieux, pilotés par un logiciel des incertitudes, instables et bouillonnant de l’intérieur et le concept de ‘’risque-pays’ qui, est vue de l’extérieur comme, un concept politique mesurable pour les investisseurs étrangers, selon la grille d’endettement, les risques de changement politique, coup d’Etat etc.. ?
Chaque acte de violence terroriste donne lieu a une même scénographie médiatique: journalistes, politiques, experts, imams, en charge de donner une traductibilité aux événements, de prescrire un sens général. Ces specialistes ont leur ronde de serviettes sur les chaines d informations continues. Ils sont raccordés directement aux numéros des ” flash infos “. Que nous apprennent-ils? Généralement cela commence avec les faits et cela se termine avec de la psychologie morale. De manière invariable, toutes les années, les mêmes mots, les mêmes postures, les mêmes constats, les mêmes visages, les mêmes génuflexions, les mêmes satisfactions, les mêmes propositions, les mêmes aveuglements, les mêmes catéchismes. Rien ne change, l éternel retour du même, sauf peut être le réel mais la visiblement personne n a trouvé son numéro de téléphone.
Conclusion
Difficile à prévoir, aussi bien le ‘’société à risque politique’’, telle parait être la nature de ces deux concepts distincts dans ‘’les sociétés en mouvement de l’intérieur et en incertitude politique de l’extérieur’’ comme le disait Georges Balandier. C’est la façon dont les notions de risque, d’incertitude et d’enjeu géostratégique que l’on distingue le concept risque pays, lié à un marché, un territoire, où un support géographique.
Le concept ‘risque politique’’ est lié par le régime politique, H. Jouvenel dans son livre (A l’heure de la mondialisation) rappelle que les pays à risque politique sont concernés par la mise à niveau des réformes de la société en l’occurrence la démocratie, et les réformes constitutionnelles de l’Etat.

C’est le risque lié à une situation politique ou une décision du pouvoir politique : risque de révolution, de changement de régime, risque de coup d’Etat, risque de prise de pouvoir par les extrémistes religieux, risque de confiscation de la démocratie, risque de nationalisation sans indemnité suffisante, risque exclusion de certains marchés islamiques ou banques islamiques, risque d’une des réformes de fiscalité discriminatoire pour les classes sociales.

Aujourd’hui, dans les sociétés incertaine, la problématique des risques politiques et des menaces religieuses, à caractère populiste, ont en effet remplacé celle de la notion de changement : Ce qui caractérise l’activité politique dans des pays ‘’non démocratique’’ ou ‘’pseudo démocratique’’ est dorénavant bien plus la capacité à trouver des solutions telles des Grandes réformes d’Etat, des réformes de justice, sur l’éducation, la fiscalité, des dépenses publiques et des évaluations des politiques publiques, la santé, le transport, la régionalisation, les caisses de compensation, sur la base des nouvelles règles démocratiques.
Ces deux visions sont intégrées dans Trois (3) grandes théories des sociétés des nouveaux mondes :
1/Théorie des Sociétés répétitives à horloge biologique de Karl POPPER :
2/ Théorie des Sociétés à risque et du monde incertain de la météorologie (Pr Urlick BERCK),
3/ La Théorie changement par la production des neurones par le de P.M.Lledo.

Projet de lutte contre le terrorisme du Royaume du Maroc
Tenant compte,des contraintes des contre-feux du terrorisme et du printemps arabe, le Maroc en dehors de l’anticipation des évènements par des grandes réformes constitutionnelles de l’Etat, et des grandes réformes de société pour faire participer la société à son destin politique, économique et sociale. Le bilan stratégique 2016 des travaux de la DGNSdeux ans :
1/ Modernisation des infrastructures policières etde logistique.Formation en matière de réseaux sociaux, de cybercriminalité, et de renseignements ou d’information, pour accroitre la légitimité des Hommes de sécurité
2/Améliorer la communication de proximité et la simplification de l’accueil des contribuables, voire la rapidité des opérations du service public (CIN, fiche anthropo, Carte séjour pour les étrangers, biométrie les passeports etc.)
3/ Lutte contre les délits et la criminalité pour donner confiance aux citoyens et renforcer la formation des hommes de la sécurité
4/ Le Respect de la culture des Droits de l’Homme et du citoyen.
5/ Création de Brigades Régionales d’Intervention rapide (BRI)
6/ Création de Groupes de Recherche et d’Intervention (GRI)
7/ Création des brigades des mineurs et des femmes
8/ Création des cellules Psychologiques pour reformater des ‘’ extrémistes radicalisées’’ par des fanatiques de l’Islam.
9/ Création d’un programme de gestion d’information des Arrondissements de police (GESTAR)/
10/Le Recrutement dans la DGSN doit être fondée sur le mérite et l’égalité des chances pour les postes de responsabilité.

Pr Abdelatif FEKKAK,
Directeur de Recherche à l’Ecole Doctorale de l’ISCAE
Vice-Président de l’IMRI

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