الأربعاء. نوفمبر 25th, 2020

Journées d’études internationales

Tunis 23-24 mars 2014 hôtel Acropole Berges du Lac Tunis

La Tunisie et depuis le 14 janvier 2011 subie certainement des transformations et des changements politiques rapides, avec bien entendu l’instauration progressive d’équilibres précaires et inachevés. Ainsi, et depuis les défis sécuritaires inhérents à la situation aussi bien locale que régionale qu’internationale, les rapports entre l’institution sécuritaire et militaire avec les Médias demeure pour le reste vague et ce en l’absence de standards clairs et d’une déontologie toujours à rechercher et à accomplir.

     Réaliser un équilibre acceptable entre le respect de la spécificité du travail sécuritaire et la protection du droit fondamental d’accès à l’information n’est pas chose aisée. Toutefois et malgré la tentative du législateur tunisien à travers les décrets 115 et 116 relatifs à l’organisation du secteur de l’information, la détermination des champs et les limites du travail journalistique pour le traitement de l’information inhérente à la sécurité nationale –sensible à bien des égards- reste semé d’embûches . Cette situation est obérée par la situation actuelle marquée par la recrudescence du crime organisé, du terrorisme, du trafic d’armes etc. pose d’énormes difficultés chez les journalistes qui voient une barrière s’ériger pour accéder à ces informations spécifiques et hautement sensibles.

      Cette situation explique dans l’état actuel des choses un certain tiraillement et malentendu qui s’instaure entre l’institution sécuritaire et les médias. En effet, il n’est plus possible d’ignorer l’ancienne image d’un appareil sécuritaire omnipotent vis à vis des médias et les agressions répétées à l’encontre des journalistes, et ce en dépit des efforts accomplis pour améliorer son image à travers des conférences de presse et des communiqués. Aussi, et outre l’émergence des syndicats de la sécurité qui jouent un rôle déterminant dans la diffusion de l’information sécuritaire (en dehors du cadre officiel permis) et l’explication des conditions de vie et de travail des hommes de la sécurité viennent sûrement de donner un matériel de travail inespéré aux journalistes .

     Cet effort est nécessaire mais demeure pour le reste insuffisant et ce en l’absence d’un dialogue sérieux sur la relation sécurité/médias afin de déterminer les insuffisances qui le caractérisent. Il serait de l’intérêt de tous que cette relation soit une relation de complémentarité et de confiance, permettant aux médias de faire leur travail d’information et d’autre part aux forces de sécurité d’accomplir leurs missions dans les strictes limites du respect de leurs mission et des règles édictés par la sécurité nationale et le droit de réserve qu’impose leurs métiers.

      Ce dialogue ne pourrait réussir par le simple échange de point de vue mais plutôt à par une volonté réelle de traduire les idées en pratique. Cela pourrait se réaliser tout bonnement par la mise en place d’une véritable stratégie qui traite de toutes les insuffisances et en procédant à déterminer la façon de les résoudre.

Nous nous proposons de soulever toutes ces questions d’actualité dans le cadre de ces deux journées d’étude qui se veulent avant tout une tentative de jeter les bases d’un dialogue serein et permanent. Il sera question aussi d’examiner l’absolue nécessité d’une relation de complémentarité et d’entente entre les médias et les institutions sécuritaires et militaires, sur la base du renforcement du contrôle démocratique quant au traitement de l’information sécuritaire par les médias.Dans la guerre actuelle contre le terrorisme il n’est plus question de querelle de corps car il faudrait penser à asseoir une véritable relation professionnelle et institutionnelle dans le respect mutuel du travail du journaliste et des hommes de terrain qui sont les policiers et les forces armées

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