الأربعاء. يوليو 29th, 2026

Lundi,27/07/2026, des diplomates américains quittent une réunion du Conseil de sécurité concernant l’Ukraine pour protester contre des critiques françaises. 

Lors d’un vote à l’assemblée générale de l’ONU, Jérôme Bonnafont, un ambassadeur et représentant de la France aux Nations Unis a pris la parole en réaction à des commentaires , comparant quelques jours plus tôt, les Etats Unis à la Corée du nord et à la Russie .

Compte tenu de la rareté de cet événement dans le conseil de sécurité, l’ambassadeur adjoint des Etats Unis, Dan Negrea a déclaré: « Un membre de ce Conseil joue l’indignation morale et prétend donner des leçons à tout le monde sur tous les sujets, que ce soit concernant le conflit dont nous discutons encore aujourd’hui ou des questions liées à la paix et la sécurité, comme les droits humains. C’est pour cela que nous sommes sortis lors de l’intervention de la France »

L’origine de ce désaccord remonte essentiellement à une vive critique française contre le vote américain le Vendredi, 24/07 en compagnie notamment de la Corée du Nord, de la Russie, du Nicaragua et du Mali à l’assemblée générale contre le renouvellement pour quatre ans du mandat du haut commissaire des Nations Unis aux droits de l’homme , Volker Turk, l’autrichien qui a finalement été reconduit grâce à un soutien massif de 144 voix dont celle de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne.

A la suite de ce scrutin, la mission permanente de la France auprès des Nations Unis à Genève avait publié un message sur le réseau social X critiquant vivement la position américaine: « Les États-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits humains. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ils se retrouvent aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie. Isolés. Et le monde ne les écoute plus »

Ce fait reflète non seulement la détérioration des relations entre le président des Etats-Unis, Donald Trump, et son homologue français, Emmanuel Macron, mais aussi les tensions plus larges entre les Etats-Unis et l’Europe.

Parmi celles-ci figurent les interrogations concernant l’engagement américain envers l’OTAN, d’éventuels changements dans le déploiement des troupes américaines sur le Vieux Continent et la volonté du républicain de contrôler le Groenland, territoire danois, membre de l’OTAN. Donald Trump a aussi plusieurs fois déploré que les Européens, non consultés, n’aient pas soutenu les Etats-Unis durant la guerre en Iran.